
Vous avez décidé de passer par un illustrateur pour votre roman, jeu, projet de vos rêves ? Bravo ! Mais attention ces gens là vont vous poser tout plein de questions intimidantes.
Voyons ensemble comment s’y préparer. Laissez tomber le fouet, l’eau bénite ou les vilaines grimaces… les artistes sont insensibles à ces artifices. Même la lumière du jour n’a aucun effet néfaste sur notre organisme.
N’ayez pas peur, votre illustrateur vous posera forcément des questions sur vos intentions. Et c’est comme ça qu’on reconnaît qu’il est bon et qu’il vous fera ce que vous avez besoin.
D’ailleurs vous aussi vous pouvez poser des questions, n’hésitez pas à m’envoyer un message.
Les références, moteur d’inspiration
Que vous ayez une idée bien précise ou non de l’illustration, un illustrateur a quand même besoin d’aide de votre part. J’aime beaucoup de choses dans la vie. Dans l’art c’est tout pareil. Et en tant qu’illustrateur, j’ai différents styles. Si vous passez par moi c’est que l’un de ces styles vous a plu… ne me laissez pas deviner : dites-moi ce qui vous plaît.
Partagez-moi d’autres artistes ou œuvres qui vous parlent ou qui siéraient de près ou de loin à votre projet. Dans le jargon, on parle de références. Elles n’ont parfois aucun lien entre eux à la base mais c’est l’association qui se passe dans votre cerveau qui m’aide le plus à comprendre l’ambiance et votre intention artistique. Alors faites un « mood board », un recueil de ces visuels sous la forme la plus pratique pour vous (un fichier .doc par exemple), qui saura exprimer ce que vous avez en tête et m’inspirer.
Les éléments graphiques
« Oups, en fait il faut absolument que ce picto soit affiché à tel endroit. Lol, hein ? »
Franchement, pas lol du tout. J’ai déjà eu une expérience similaire qui font que la commande est gâchée et qu’il faille donc reprendre la composition soit le croquis même de l’illustration. Et ça c’est à la charge du client avec un supplément. Bref personne n’est content.
Précisez bien dans votre brief les éléments graphiques qui doivent apparaître sur l’illustration :
- Logo ;
- Titre ;
- Pictogrammes ;
- Texte divers ;
- etc.
Même s’ils ne sont pas définis au moment de la commande, un bon illustrateur prendra en compte l’espace qu’il faudra réserver à ces éléments. Il fera des croquis qui fonctionneront même au moment de la maquette finale.
Les « specs » techniques
Vous ne savez pas ce que sont les specs ? Non, rien à voir avec les pecs huilés des romances épicées. Les specs ou spécifications ce sont les contraintes techniques liées au support de votre projet.
Par exemple : une couverture de roman (avec des pecs huilés ou non) aura une dimension avec des marges, des fonds perdus parfois un profil colorimétrique bien spécifique, une illustration à destination de l’impression doit être en CMJN sinon en RVB, etc.
Ne pas respecter ces contraintes c’est prendre le risque non négligeable d’avoir un produit de qualité médiocre : mauvaises couleurs, image pixelisée/coupée/mal calée… voire même d’avoir un refus de l’imprimeur.
C’est pourquoi, vous devez donner toutes les specs liées à votre projet à votre illustrateur en amont. Ainsi il vous évitera la mauvaise surprise de devoir tout refaire (à vos frais bien sûr) ou d’avoir un produit mal fini.
Croyez-moi, un client qui a un produit mal fait en main le fera savoir haut et fort.
Si vous n’y connaissez absolument rien… pas de panique. C’est normal, ce n’est pas forcément votre expertise contrairement à votre illustrateur. J’aide régulièrement mes clients à trouver les informations nécessaires pour que tout soit parfait.
Si vous souhaitez travailler avec moi, je vous invite à m’envoyer un message (hop la page Contact). Plus votre brief sera précis, plus je pourrais vous donner une réponse précise. Et si vous n’avez aucune idée pour l’illustration à faire, pas de panique, allez lire cet article : Illustration : avec ou sans idée de départ, voici comment on travaille ensemble.

