5 choses que j’adore chez Affinity Designer

Si vous avez lu mon article précédent Je trompe Adobe, vous devez vous demander avec quels logiciels je travaille. Ou en tout cas vous vous demandez quelles alternatives existent à la suite Adobe.
Personnellement, je suis passé sur Affinity Designer édité par Serif pour remplacer Photoshop et Illustrator. Et ce, pour plusieurs raisons. Laissez-moi vous en citer cinq.
Pourquoi cinq ? Et heu… Pourquoi pas ?

Découvrez les cinq choses que j’adore chez Affinity Designer. La sixième va vous étonner !

1 – Le prix

Vous allez croire que je suis un vrai radin, mais inutile de se voiler la face : le prix d’une licence ça compte. Et pour le coup celui d’Affinity Designer ne monte pas très haut pour ses prestations : 54€99 à l’heure où j’écris ces mots. C’est un achat de licence, c’est à dire que celle-ci vous appartient contrairement à l’abonnement Adobe CC comme déjà expliqué dans mon précédent article (je remets le lien encore une fois).

Pour ce prix vous avez définitivement Affinity Designer avec ses patchs (on est actuellement à la version 1.6 et quelques). Quand sortira Affinity Designer 2, il faudra surement acheter une nouvelle licence pour profiter de ses nouvelles fonctionnalités. Mais rien ne vous empêchera de poursuivre avec la 1ère version.

Bref exactement comme Photoshop (ou n’importe quel autre logiciel d’Adobe) avant le passage à l’abonnement Creativ Cloud. Sauf que si vous vous souvenez bien, Photoshop CS6 (la dernière version qu’on pouvait vraiment acheter) était entre 800 et 1000€.

2 – Les personas : Vector + Pixel + Export

La grosse fonctionnalité d’Affinity Designer c’est son interface composée en trois parties appelées personas. Voyez ces personas comme des façons différentes d’utiliser le logiciel. Vous avez donc la persona Draw, Pixel et Export.

Pour basculer d’une persona à une autre, il suffit de cliquer sur l’icône correspondante.

Draw

Draw vous permet de travailler en vectoriel comme Illustrator. Il y a des palettes et des outils dédiés, très bien pensés pour l’UI ou le dessin de logo/icône/etc. Vous y retrouverez entre autre la plume, le pathfinder, les formes paramétrables et bien d’autres choses très pratiques.

Pixel

Pixel se rapproche plus de Photoshop et permet de travailler en bitmap. Il est possible entre autre, de travailler avec des brushes, la gomme, le pot de peinture, l’outil doigt. Plus utile pour travailler sur la photo notamment, voire même du digital painting éventuellement.

Export

Export est la dernière persona du logiciel. C’est l’équivalent d’un gigantesque « Enregistrer pour le web » de Photoshop. Vous pourrez découper les tranches de votre création avec précision (en y entrant les coordonnées par exemple) ou en vous servant de vos plans de travail, groupes, calques et/ou symboles déjà créés. Puis les exporter avec plusieurs paramètres et formats.
Il y a d’ailleurs une fonction intéressante qui permet d’automatiser l’export des tranches qui sont modifiées pendant l’utilisation du logiciel. Ainsi si vous ouvrez une maquette pour changer la couleur d’un bouton, le logiciel va automatiquement (et sans vous déranger) faire l’export de la tranche concernée avec vos anciens paramètres pour écraser l’ancien bouton.

3 – Pensé pour l’UI

La concurrence est rude en matière d’UI/UX design : Sketch, Axure, Just in Mind, InVision et même XD d’Adobe désormais. Soyons clairs dès maintenant : Affinity Designer ne propose pas de fonction de prototypage comme ces logiciels. Pour autant est-il complètement à la ramasse ? Pour l’UI design, il s’en sort plutôt bien avec des outils pratiques.

Symboles

Le premier qui me vient à l’esprit est son système de symboles qui permet, de se servir d’éléments déjà créés par soi. Un peu comme la bibliothèque Creativ Cloud.
Les symboles sont dynamiques, ce qui signifie qu’une modification sur un symbole va se répercuter sur ses itérations. Chaque itération peut être « détachée » pour être traitée indépendamment sans affecter les autres. Et pourquoi pas, devenir un nouveau symbole.
Il est donc possible de se monter facilement des « UI kits » pour votre projet.

Contraintes

Il y a aussi une palette « contraintes » qui permet de déterminer comment les objets réagissent entre eux. Concrètement ça vous donne la possibilité de gérer les positionnements et le redimensionnement d’un élément (enfant) par rapport à son conteneur (parent). Par exemple : un texte « call to action » (enfant) et le bouton qui le contient (parent). Ou encore ce même bouton (enfant) et plan de travail qui le contient (parent).
L’intérêt immédiat c’est de pouvoir dupliquer et modifier rapidement un plan de travail pour le voir s’adapter selon les différents périphériques du marché : écran d’ordinateur, tablette, mobile, etc.

4 – Logiciel de dessin

De ce côté, le marché des logiciels est moins foisonnant tellement Illustrator fait office de référence ultime (et à juste titre). Toutefois, je peux vous assurer que Affinity Designer a de sacrés arguments.

Dessin plus fluide

Depuis une récente mise à jour (v.1.6), le logiciel a intégré dans les paramètres de ses outils de dessin vectoriel et matriciel, une option de stabilisateur. Cette option permet d’adoucir nos mouvements tout en gardant un bon contrôle quand on va dessiner avec la souris. Avec une tablette, l’option a beaucoup moins d’intérêt.

Dessin plus organique

Il est possible d’ajouter du bruit dans les aplats vectoriels, ou de la texture facilement via la persona Pixel. Même les tracés vectoriel peuvent être faits avec des pinceaux avec une texture pixel qui sera répétée ou étirée.
Mine de rien ça rend tout de suite le dessin vectoriel plus organique, moins « informatique »… Et c’est cool de garder les facilité du vectoriel avec la diversité du bitmap.
C’est aussi possible de faire ce genre de chose sur Illustrator, mais c’est pénible et ça alourdit rapidement le fichier. L’équipe derrière Affinity Designer a pensé à ce genre de détails dès le début de sa conception et ça se sent dans l’utilisation.

5 – La suite Affinity

Affinity Designer fait partie de la suite Affinity. On peut y retrouver actuellement : Affinity Photo et Affinity Photo pour iPad. Tous les deux sont dédiés à la retouche photo.
À la fin de l’année 2018, devrait arriver un nouveau logiciel dans la suite : Affinity Publisher qui sera un logiciel de mise en page comme InDesign. Il a l’air prometteur comme nous le suggère ce teaser :

Enfin, et ce n’est pas rien, les logiciels de la suite Affinity utilisent tous le même format (.afdesign). Ce qui signifie que les fichiers sont parfaitement exploitables sur un logiciel ou un autre. De plus, Affinity Designer permet d’importer et d’exporter les .psd/.ai !
Alors ? C’est pas merveilleux ça ?

Tout va bien dans le monde des artistes alors ?

Et bien non.
Ça serait malhonnête de ne pas vous dire les choses qui ne vont pas sur Affinity Designer. Mais ça sera l’objet d’un prochain – Ah ! On me signale dans l’oreillette que l’article a été publié juste ici : 5 choses que je n’aime pas chez Affinity Designer.


Retrouvez une partie de mes projets de design ou mes travaux artistiques. Si mon profil vous intéresse, je suis disponible pour vous accompagner dans vos projets : contact.

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